Guillaume & Laetitia...

Jour 2, bonbons, lamas, chèvres et loups-garous

Ce matin, nous prolongeons notre plaisir et restons un peu plus longtemps dans ce lit confortable. Chacun se réveille à son aise, tranquillement, sachant que nous ne partirons pas avant 10h30, voire 11h00. Nous avons prévu d'aller à La Bresse pour une visite et notre déjeuner en famille, pour fêter l'anniversaire du père de Laetitia. Notre route traverse Cornimont, ce qui fait rejaillir beaucoup de souvenirs d'enfance de la mère de Laetitia. Fabienne nous raconte, émue, ce que tel ou tel bâtiment lui rappelle. Nous stationnons devant la confiserie Bressaude, où l'on nous invite à patienter à l'extérieur ou à faire un tour dans la boutique en attendant que la prochaine visite commence.

La boutique est sans surprise le paradis du sucre. Les différentes confiseries arborent de belles couleurs et leurs arômes suggèrent de coupables délices. Nous nous gardons de tout excès et rejoingons la file d'attente pour la prochaine visite. Il s'agit de la fabrication des bonbons de la confiserie, expliquée et illustrée par un confiseur équipé d'un microphone pour se faire entre de la trentaine de personnes qui y assistent. Il fabrique devant nous, étape par étape, des bonbons au génépi. Tout d'abord le confiseur prend 8kg de sucre, qu'il mélange à de l'eau et du glucose dans une marmite en cuivre aux grosses poignées de laiton. Le glucose permet d'enrober le saccharose. Ensuite, il vide son récipient qui était chauffé à 135°C sur une table en inox à température ambiante pour qu'il refroidisse rapidement. Tout en le manipulant, il ajoute un colorant vert et de l'arôme. Il étire l'énorme pâte colorée et brillante, la replie, la laisse tomber, la malaxe. Le confiseur met ensuite cette préparation dans une machine qui va encore la malaxer pendant qu'elle refroidit. Enfin, il transporte le mélange vers une machine pour donner leur forme aux bonbons. La pâte étirée est installé dans la machine et passe entre deux rouleaux sur lesquels sont fixés les moules qui donnent la forme choisie aux bonbons. Le ruban de pâte qui contient les bonbons ainsi formés circulent sur un tapis roulant qui prend de la hauteur. Le ruban de sucre est mou au sortir des rouleaux, aussi une enfilade d'une vingtaine de ventilateurs le refroidissent jusqu'à l'extrémité du tapis. Le ruban chute et casse, libérant les bonbons qui tombent dans un panier métallique incurvé qui fait furieusement penser aux anciens lotos. Le confiseur fait tourner le panier en aspergeant les bonbons de sirop afin que ceux-ci ne collent pas entre eux et prennent cet aspect blanchi typique. On nous offre à chacun un bonbon et quittons la confiserie pour nous diriger, non loin de là, vers le restaurant.

L'adresse est très chic et l'intérieur est très bien décoré et chaleureux. Guillaume avait informé à l'avance qu'il ne consommait pas de produit issus d'animaux, ce qui ne pose aucun problème au restaurateur. Nous sommes tous ressortis ravis et nous recommanderons sur Internet cet établissement. Les plats étaient réussis, beaux, savoureux et l'accord des vins parfaits. Guillaume a même fait une photo des couverts qu'il a trouvé forts jolis avec leurs reflets cuivrés, dans l'espoir de les retrouver en magasin.

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Après le repas, nous nous rendons à la montagne des lamas. C'est une ferme de lamas et d'alpagas qui, si elle vend bien des lamas, semble réaliser l'essentiel de ses revenus grâce aux visites du grand parc où les animaux vivent en liberté, et de l'inévitable boutique de souvenirs. Nous visionons tout d'abord un court documentaire nous instruisant sur les lamas, les alpagas, et l'équipe qui a démarré cette aventure dans Les Vosges - bien loin des Andes. Nous entrons ensuite dans le parc où les visiteurs sont parqués, plus que les animaux. Sur le chemin, un éleveur nous explique diverses choses à savoir sur ces bêtes. Il nous propose de les nourrir ou les appâter avec quelques gourmandises. Nous terminons notre visite par l'abri où les animaux peuvent se réfugier par mauvais temps. Dans la roche attenante, il y a de l'or des gobelins, vert luisant, qu'une pancarte nous explique en détail. Aucun de nous n'en avions connaissance et Guillaume prend plusieurs clichés de cette mousse luminescente. Nous passons par la petite boutique avant de resortir, sous la pluie qui s'est finalement invitée.

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Au vu de l'heure, nous décidons nous rendre dans une chèvrerie voisine où nous espérons pouvoir assister à la traite. Il y a beaucoup de voitures et nous stationnons comme nous pouvons, sans pour autant gêner le passage - ce que n'a pas manquer de faire une tierce personne par la suite. Nous arrivons alors que la traite vient de commencer. L'éleveuse parle de ses chèvres, de son bouc, du cycle de reproduction de ces bêtes et plus généralement de son (dur, il faut le reconnaître) métier. Lylou a l'occasion d'accrocher l'appareil pour la traite. Une fois celle-ci terminée, nous allons voir les chèvres qui, délesté de leur 2 à 5 litres de lait, recherchent les caresses des nombreux visiteurs. Laetitia et Rémy attendent très longtemps avant de pouvoir goûter et acheter quelques fromages, à cause du manque d'organisation de la boutique et de l'automobiliste peu citoyen cité précédemment.

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Enfin, nous rentrons au chalet et préparons encore une fois des crêpes, car il nous reste de la pâte, tandis que certains préférent manger des spaghettis. Guillaume s'occupe de cuire ces derniers et fait revenir sa portion dans une poêle avec de la riste d'aubergines et son "râpé végétalien". Johanna fait de même avec ses spaghettis bolognaise. Elle goûte avec curiosité, puis plaisir, le mélange de Guillaume - des noix d'Amazonie râpées, de la levure de bière maltée, de l'ail semoule, du basilic séché et du piment. D'autres, repus des activités de cette journée, s'attable avec nous pour discuter sans manger.

Gabriel nous invite à jouer aux Loups-Garous de Thiercelieux, qu'il a découvert en colonie de vacances. Il a reçu la version "best of", qui contient une sélection des extensions préférées des auteurs. Dans cette version, le jeu contient pléthore de personnages, chacun avec leurs règles spécifiques. Après une longue présentation des personnages, Gabriel distribue les cartes et le début est assez chaotique comme nous ne nous souvenons plus vraiment de nos rôles. Ou que l'on s'en souvient mieux que Gabriel qui officie comme Conteur, celui qui anime la partie. Guillaume, par exemple, a la carte d'un personnage qui ne peut être éliminé par les loups-garous en une seule fois, et appelle Gabriel à vérifier, étant donné qu'il est censé avoir été dévoré dans la nuit. Nous éliminons plusieurs cartes personnages et recomençons une partie où il y a encore beaucoup trop de loups-garous, que nous éliminons pour la partie suivante. Il s'avère également que de nombreuses règles énoncées sont erronées, aussi Rémy reprend le rôle de Conteur. Les dernières parties se passent plus ou moins bien ; sauf pour les loups garous !

Nous allons nous coucher, s'en s'inquiéter des loups-garous car nous ne sommes pas à Thiercelieux.