samedi 22 août 2020

En famille, jour 3, ruine et retour

Nous voici déjà au terme de notre week-end familial. Sans surprise, nous ressentons les courbatures de nos ébats aquatiques de la veille et notre réveil se fait plus tardif que précédemment. Aucun regret, nous nous sommes beaucoup amusés. Yves et Laetitia vont vers le centre du village pour tenter de trouver de quoi garnir la table du petit-déjeuner au distributeur de pain du village. Celui-ci est - déjà ou encore - vide, aussi ils prennent l'automobile pour aller au village voisin, dans la boulangerie de la veille. Celle-ci est fermée, un dimanche matin ! Ils rentrent bredouille et racontent leur triste aventure. Qu'à cela ne tienne, il reste des biscuits Prince, de quoi nous rassasier et retomber en enfance ! Guillaume se voit octroyer le reste du pain de la veille, ce qui lui convient tout à fait. Nous prenons notre temps avant de nous mettre en route pour le château du Haut-Barr. Sur la petite route ombragée qui serpente dans une forêt, nous rattrapons une procession de vieux tracteurs qui se rendent manifestement à un événement. Qu'ils soient petits ou gros, chacun de ces anciens modèles est reluisant. Notre plaisir s'efface rapidement lorsque nous comprenons que nous ne pouvons pas les doubler : les distances de sécurité ne nous permettent pas de doubler et nous rabattre après chaque dépassement ; même si ce sont des véhicules lents au sens du code de la route, il apparaît imprudent de remonter la file sans la visibilité nécessaire. Ces conditions n'empêche pas un téméraire conducteur de s'y essayer, et de se rabattre devant nous. Elles ne découragent pas un inconscient, qui lui va remonter la dizaine de tracteurs en une fois, sans visibilité. Saint Christophe veillait sur lui ce matin ! Nous perdons pas loin de vingt minutes avant que notre chemin quitte celui des tracteurs. Une fois arrivés au château du Haut-Barr, il fait déjà très, très chaud et nous admirons les lieux un instant, à l'ombre du sentier sylvicole qui borde le parking. Nous décidons de ne pas entamer de balade et à la place de faire simplement le tour des lieux. Nous grimpons sur les ruines du château (à nos risque et péril selon la formule consacrée et également selon le panneau d'avertissement). La vue alentour est dégagée et très agréable. Nous ne sommes pas les seuls visiteurs et déjà le restaurant au pied des remparts s'active pour accueillir les premiers clients.

Le retard dû aux tracteurs fait que l'heure est plus avancée que prévue dans notre programme. Nous nous mettons rapidement en route pour le buffet chinois qui clôturera notre séjour. Lorsque nous arrivons, on nous accueille aimablement et nous installe à une longue table isolée du reste, ce qui est une bonne chose au vu du groupe que nous représentons. Le restaurant met tout en œuvre pour que ses clients puissent profiter du buffet sans trop craindre le Covid-19 : chacun dispose d'une pochette en plastique faisant office de gants, pour manipuler les ustensiles et se servir. C'est un vrai buffet, contrairement à la veille. Il est bien garni, propose un stand wok et nous nous régalons de tout ce que nous goûtons. C'est sur cette excellente note que nous nous séparons pour regagner nos pénates.

vendredi 21 août 2020

En famille, jour 2 - Aquamundo

Aujourd'hui, direction le parc aquatique Aquamundo ! Nous nous habillons légèrement par cette matinée déjà très chaude. Guillaume, Laetitia et Yves se rendent à la boulangerie du village voisin pour prendre deux baguettes et des viennoiseries pour le petit-déjeuner. Nous prenons la route pour Hattigny, où se situe un des plus grands Center Parcs d'Europe. Nous traversons plusieurs petits villages endormis jusqu'à atteindre notre destination. Nous trouvons facilement une place de stationnement et allons vers le centre aquatique ; le parc est grand mais le fléchage est bien fait, aussi nous trouvons Aqua Mundo sans difficulté. À l'entrée, le nombre de visiteurs semble être contrôlé pourtant les bassins sont bien pleins. Il semble assez difficile d'imaginer que le parc aquatique est limité à la moitié de sa capacité habituelle. Ce doit être une expérience très désagréable de venir en pleine saison hors Covid-19.

Laetitia n'a qu'une hâte : se lancer dans la rivière sauvage ! Et elle n'est pas la seule, ses neveux et sa nièce trépignent d'impatience également. Aussi, avant même d'avoir fait le tour des lieux, Guillaume, Laetitia, Rémy et ses enfants sont déjà dans la courte file d'attente pour descendre la rivière sauvage. Après une deuxième descente, nous allons explorer d'autres toboggans. Nous montons un haut escalier de métal et rejoignons la fin de la file d'attente. Nous sommes surpris de nous faire doubler par d'autres personnes progressant avec peine à cause de l'énorme bouée jaune que chacun porte. Nous allons dans un toboggan dont une grande partie est plongée dans le noir. Il est difficile de bien apprécier la vitesse de la descente et encore plus d'anticiper les virages. De légères bosses nous font décoller et nous comprenons pourquoi nous entendions parfois des cris s'échappant du toboggan pendant que nous faisions la queue. Nous retournons à la rivière sauvage avant que le groupe se sépare. Tandis que Guillaume et Laetitia vont vers le grand bain, Rémy et ses enfants vont vers le mur d'escalade.

Guillaume et Laetitia traverse un espace ludique qui ressemble à une gigantesque aire de jeu de restaurant de burgers, avec des jets d'eau en tout sens, certains étant amovibles. Les enfants s'en donnent à cœur joie d'arroser les alentours. Guillaume et Laetitia finissent par se retrouver à l'extérieur. Il fait déjà très chaud et ils testent avec bonheur le bassin extérieur dans lequel il est difficile de se déplacer tant il y a de baigneurs. Ils découvrent également une rivière plus calme que celle expérimentée plus tôt. Le courant circule en boucle, jouxtant d'un côté le bassin extérieur, et de l'autre un chemin aquatique menant à l'intérieur du bâtiment. Guillaume se laisse convaincre par Laetitia et la suit pour essayer le toboggan qui requiert une bouée jaune. La file d'attente pour récupérer les bouées à la sortie du toboggan est assez mal organisée mais fonctionne très bien (comme quoi les humains peuvent, selon les circonstances, faire preuve d'auto-organisation). On peut avoir soit des bouées longues à deux places, soit des bouées à une place. Comme deux bouées simples sont disponibles, ils se décident à prendre le toboggan séparément. Installés dans leur bouée, chacun l'un après l'autre entame la folle descente ponctuée de quelques remontées et Guillaume a le malheur de se retourner avec sa bouée dès le premier tiers de la descente. Par chance, il rattrape la bouée et parvient à finir la descente non sans mal. Son genou éraflée saignera par après et il en souffrira pendant près de deux semaines. Laetitia accompagne Guillaume à l'extérieur avant d'aller faire encore quelques tours de rivière sauvage.

La faim commence à tous nous gagner, nos estomacs nous rappellent à notre condition biologique. Nous sortons du bain (de soleil ou d'eau, c'est selon), prenons une douche et enfilons des vêtements par dessus nos maillots. D'après Internet, un des restaurants propose un buffet et Laetitia pense que c'est un bon choix compatible avec le régime alimentaire particulier de Guillaume. Dès l'entrée du restaurant quelques doutes se font sentir : la formule buffet n'est plus à volonté, ledit buffet ne permet pas de composer son assiette mais invite à choisir une assiette préparée, et les plats sont servis à des comptoirs. La faim ne nous laisse pas réfléchir et nous allons nous restaurer... Nous sommes extrêmement déçus de la qualité du repas au regard du prix exorbitant et du maigre choix. Guillaume prendra le temps, plus tard, de laisser un commentaire factuel sur Internet.

Enfin, il est temps d'oublier tout ceci avec une nouvelle virée dans la rivière sauvage, où Guillaume suit Laetitia et se fait malheureusement mal à son autre genou. Après cette nouvelle blessure, il accepte tout de même de tester le dernier toboggan qu'ils n'ont pas encore fait : celui des bouées vertes. Tout commence par une file d'attente pour, ici aussi, récupérer les bouées auprès de celles et ceux qui terminent leur glissade dans le bac d'arrivée. S'ensuit une rapide montée d'escalier, notre bouée double en mains. Nous nous installons et commençons la descente dans le noir vers une salle illuminée d'un kaléidoscope de couleurs, où notre bouée décrit une lente spirale dans le courant, vers la suite de la descente. Cette salle rend l'expérience différente, c'est très joli mais le toboggan ne mérite pas ses deux étoiles de difficultés. Après quelques tours dans le bassin extérieur et sa rivière calme, Laetitia part à la recherche de Lylou pour lui proposer de faire un nombre maximal de descente de la rivière sauvage. Les deux enchaîneront les descentes jusqu'à ce que soif s'en suive !

Lorsque le groupe se prépare à partir et communique qu'il faut effectuer sa dernière descente, Laetitia et Lylou opte pour le tout premier toboggan testé le matin. Après cette ultime descente, il est temps de se doucher et de manger. Nous préférons dîner sur place plutôt que de chercher un restaurant sur le chemin du retour, ce qui serait assez hasardeux et risquerait de devoir réveiller les enfants assoupis. Nous choisissons de nous restaurer rapidement au Quick présent dans l'enceinte du Center Parc. Nous retournons à notre logement, tout en profitant sur le trajet retour d'un magnifique coucher de soleil sur la campagne alsacienne. Nous n'avons aucun mal à trouver le sommeil après cette riche journée.

jeudi 20 août 2020

En famille, jour 1 - plan incliné et grotte des fées

Top départ ! Nous chargeons nos affaires dans la voiture et prenons la direction de Saint Louis Artzwiller. Nous partageons la route avec ceux qui partent travailler ce vendredi matin. Le trafic n'est pas trop dense, mais parfois il suffit d'un seul véhicule, qui éjecte un seul caillou ; notre pare-brise subit un violent choc qui nous fait sursauter dans l'habitacle. Une belle fissure apparaît, tout en haut du pare-brise, hors du champ de vision heureusement ; elle nous accompagnera jusqu'à la fin de notre séjour. Nous approchons de Saint Louis Artzwiller, où nous avons rendez-vous avec la petite famille de Laetitia. Tout le monde arrive pile à l'heure. Nous prenons quelques minutes pour nous saluer et entamons la légère montée pour faire l'expérience du plan incliné. Nous utilisons le Pass'Loraine pour obtenir une petite ristourne et nous montons immédiatement à bord d'une péniche. Celle-ci est aménagée pour transporter des visiteurs comme nous, sur le plan d'eau comme sur le fameux plan incliné. Il y a beaucoup de places libres, notamment dans la seconde moitié de l'embarcation. Le départ est donné quelques minutes à peine après que nous nous soyons installés. Nous quittons le plan d'eau pour nous avancer dans le bac en haut du plan incliné. Celui-ci se remplit d'un peu plus d'eau pour s'alourdir, puis nous descendons en quatre petites minutes. Nous faisons une petite balade sur le canal jusqu'à l'écluse numéro 18. Rémy se fait bercé par le rythme lent de la navigation et s'assoupit à côté de nous. Une dame nous donne quelques explications sur le fonctionnement et pourquoi l'ouvrage a été conçu. Tandis qu'au fond de la péniche, une autre dame, plus âgée, commente abondamment la présence - ou pas - de bicyclettes sur les bateaux de location que nous croisons. Nous effectuons la remontrée par le même procédé, à l'exception du bac qui se vide d'un peu d'eau (20 tonnes, tout de même) pour s'alléger et entamer l’ascension. De retour au point de départ nous remarquons qu'il y a bien plus de monde qui patiente pour embarquer. Une fois de plus, Laetitia a étudié les horaires et l'affluence en amont pour nous offrir la meilleure expérience. Nous visitons le musée péniche Sainte Marie, posé hors de l'eau à quelques centaines de mètres. L'intérieur est aménagé pour accueillir dans un espace restreint beaucoup d'éléments anciens et une maquette de l'ouvrage. Nous ressortons, traversons la salle des machines du plan incliné, avant de rejoindre nos voitures.

Après un bon pique-nique animé par des guêpes curieuses, certains vont faire deux tours de luge d'été, tandis que d'autres - dont Laetitia et Guillaume - vont voir la boutique de la cristallerie installée un peu plus loin. Les deux activités sont au final bien plus courtes que prévues et la chaleur nous donne soif. Fabienne propose que le groupe réponde à son envie de se rafraîchir à la Brasserie des Éclusiers, à l'entrée d'un camping proche. Nous nous installons à l'ombre sur une belle terrasse et commandons quelques bières pression, glaces et sorbets. Pendant cette agréable pause, Laetitia recherche des informations sur la prochaine halte, un point repéré au hasard sur la carte et dont le nom est mystérieux : "la grotte des fées". La description comporte le mot "ombragé", ce qui suffit à emporter l'adhésion de toutes et tous.

Nous reprenons la route en direction de Saint-Jean Saverne et trouvons rapidement un endroit où nous arrêter. Nous sommes proches de notre destination, il y a ce qui semble être le début d'un chemin pédestre et il y a une autre automobile stationnée : autant de raison de commencer dès ici notre balade. Nous progressons bien et voyons quelques tas de pierres érigés par d'autres promeneurs sur le chemin qui serpente vers le sommet du mont Saint-Michel. Aux deux-tiers du parcours, nous trouvons la fameuse grotte des fées. C'est une grotte ouverte, creusée dans la roche, lieu d'histoires, de contes et de légendes (choisissez !). Nous continuons la grimpette jusqu'à l'église Saint-Michel et le trou des sorcières. La balade est très agréable et arrivé au sommet nous profitons d'une vue magnifique doublé d'un courant d'air bienvenu par cette chaleur.

Nous faisons le chemin inverse, retournons à nos automobiles et conduisons jusqu'au logement. Nous nous installons, choisissons nos chambres et profitons un peu de l'espace avant de ressortir. Guillaume a sélectionné un restaurant pour célébrer l'anniversaire d'Yves. Même si la façade n'est plus rouge comme sur les photos publiées sur Internet, nous trouvons facilement le Coq Blanc. Notre table est réservée en terrasse, ce qui est bien plus agréable pour profiter de la soirée estivale et d'un ciel vide de tout nuage. La température est très agréable, mais encore une fois des hordes de guêpes viennent vérifier ce que nous mangeons. Le repas est bon, hélas sans plus. Nous passons une soirée très agréable toutefois, et rentrons nous coucher après un dernier regard aux étoiles.

dimanche 2 août 2020

Nüremberg, jour 3 - retour

Dimanche, notre week-end touche presque à sa fin et il est déjà temps pour nous de quitter Nuremberg. Pour terminer nos courtes vacances ("bonus" pour Yuna), nous coupons la route en deux avec une halte à Stuttgart, berceau des célèbres marques automobiles comme Porsche et Mercedes. Après de longues comparaisons et discussions, Laetitia a tranché et cette fois nous visiterons le musée Mercedes. C'est un musée qui retrace l'histoire des automobiles Daimler et Benz, aujourd'hui Mercedes-Benz, dans leur contexte historique. "Cette fois" car le musée Porsche est très intéressant également, ce qui nous donnera une occasion de revenir ! Guillaume conduit sur la première partie de la route et nous arrivons sans difficulté au musée. Le temps est très ensoleillé et nous remarquons que des voitures d'exception stationnent devant le musée, nous sommes bien entendu inviter à continuer notre chemin. Nous trouvons toutefois très facilement une place un peu plus loin, le long du trottoir.

Nous nous dirigeons vers le musée et vers ce parking d'exposition improvisés. Nous prenons le temps d'apprécier les diverses automobiles, dont peu sont des Mercedes-Benz, sous le soleil écrasant de cette toute fin de matinée d'été. Certaines partent, d'autres arrivent, le ballet semble continu et les voitures sont assez inhabituelles ; nous espérons que c'est un avant-goût de ce que nous découvrirons à l'intérieur du musée.

Le très haut bâtiment nous toise alors que nous nous approchons de lui. À l'entrée, un homme nous donne un formulaire à remplir avec nos coordonnées pour leur permettre de nous contacter si des cas étaient déclarés. Ces informations ne sont pas renseignées dans un système informatique et ne sont conservées que trente jours ; l'Allemagne est un pays qui tient pour important le respect de la vie privée et cela se sent. Nous allons au guichet pour prendre nos tickets d'entrée. Le hall est immense et nous nous trouvons un peu perdu. Des ascenceurs au look atypique d'ogive semble relier le rez-de-chaussée au dernier étage. Une dame nous invite à nous présenter au stand d'audio-guide et ensuite à monter dans l'ascenseur.

Nous sommes équipés d'un audio-guide en français, puis invités à pénétrer dans cet ascenceur dont le confort est à l'image de la marque. Nous sommes délicatement propulsés au huitième étage, où notre visite commence. Nous avançons dans la première salle où notre découverte démarre avec la naissance de l'automobile et surtout des moteurs Mercedes d'un côté, et Benz de l'autre. On nous présente la variété des usages de ces moteurs (calèches, bâteaux, ...) et nous continuons avec la période suivante. Car ici à chaque étage sa période, couvrant plusieurs décennies. L'histoire de l'automobile commence ici, au dernier étage, avec les toutes premières calèches auto-tractées, "automobiles", de la fin du dix-neuvième siècle. De larges couloirs hélicoïdaux connectent chaque étage, et permettent aux visiteurs de se rappeler des grands événements (découvertes, inventions, politiques, ...) de la prochaine période. Chaque étage est également connecté à une salle secondaire dédiée à un type de véhicule, avec des modèles de toutes les époques ; il s'agit par exemple des véhicules de transports, d'intervention, ou tout-terrain. Il y a beaucoup de modèles exposés et ils sont tous magnifiquement entretenus. Il y a pléthore d'informations à lire et à écouter, si bien que nous écourtons parfois notre visite pour nous hâter vers le prochain étage. Il faut dire que nous avons commencé la visite à 11h30 et que la faim nous envahit petit à petit, même si nous ne pensons pas, devant de si belles mécaniques, à notre pique-nique qui attend sagement dans le coffre d'une voiture de marque conccurrente, au dehors.

Nous reprenons bientôt la route, sous une chaleur écrasante. Nous la ressentons un peu dans l'habitacle et tant Laetitia que Yuna commence à somnoler. Guillaume prend plaisir - en toute sécurité cela va de soi - dans les nombreuses sections sans limitation de vitesse de notre trajet autoroutier. Les conducteurs agissent tous, qu'ils roulent vite ou pas, en très bonne intelligence. Malgré le trafic qui se densifie légèrement en cette fin de week-end, il n'y aucun automobiliste qui s'énerve et qui tente de chasser les autres usagers de la route à coup d'appels de phares ou d'avertisseur sonore. La biliothèque musicale de Guillaume nous raccompagne jusqu'à notre domicile. Nos clôturons notre long week-end en Allemagne, enchantés par nos activités et comblés par une parfaite météo.

dimanche 19 juillet 2020

Nüremberg, jour 2 - tour de ville

La nuit fut bien plus reposante, du moins pour Guillaume et Laetitia qui ont, selon les dires de Yuna, donné un récital de ronflements ; elle n’était pas bon public.

Ce matin nous prenons notre temps car nous savons que la balade ne devrait pas être aussi longue que la veille. Après le petit-déjeuner nous prenons le métro jusqu'à la gare centrale où nous changeons pour aller une station plus loin sur une autre ligne. Nous descendons la rue des Droits de l'Homme jalonnée de pilier où sont inscrits les articles de la déclaration. Chaque pilier porte le texte de l'article en allemand ainsi que sa traduction dans une autre langue. Nous ressentons la symbolique du lieu et essayons de reconnaître les langues utilisées. En sortant de la rue, nous trouvons une succession de mécanismes entraînés par le courant d'eau que l'on peut créer en amont, avec une vis sans fin qui remplit de liquide un réservoir à bascule. Yuna, puis Guillaume s'y essaient mais le courant généré ne suffit pas à actionner tous les mécanismes. Un passant, avisant la casquette Canada de Guillaume, explique en Anglais que c'est un endroit que les chiens affectionnent pour se rafraîchir en été.

Nous errons ensuite dans les allées commerçantes tout en suivant la direction de l'église Saint Lorenz. Sur le chemin, Yuna et Laetitia sont happées par une boutique de loisirs créatifs, Idee ; Guillaume suit, sans entrain particulier. Le magasin regorge d'idées plus sympathiques les unes que les autres. Le personnel insiste pour que nous prenions un panier afin de savoir combien de personnes sont dans l'établissement. Nous continuons ensuite notre chemin vers un Lego Store, où seule Yuna entre ; ici aussi les clients sont comptés pour éviter d'avoir trop de monde dans le magasin. Contrairement au magasin Idee visité précédemment, le nombre maximal de client est atteint régulièrement et un membre de l'équipe laisse entrer au fur et à mesure les fans de briques jaunes. Nous atteignons enfin l'église que nous recherchons. Elle est immense et nous la contournons pour rejoindre la prochaine étape que Laetitia a prévu : le parking Adler. Yuna et Guillaume sont assez surpris que la visite se poursuive dans un tel lieu !

Il s'agit d'un parking couvert dont le 7ème étage offre une superbe vue sur l'ensemble de la ville. Nous remercions Laetitia d'avoir si bien préparé le voyage car nous n'aurions jamais eu l'idée de nous engouffrer dans un parking.

Nous traversons un pont et trouvons une sculpture plutôt inhabituelle où, dans un bateau, nous voyons, entremêlés et les visages déchirés par la peur, un homme, une femme, un chien et un squelette. Nous poursuivons vers l'église Notre-Dame située juste en face de la place du marché. Lorsque nous sommes tout proche celle-ci se met à sonner les douze coups de midi. Ceux-ci sont accompagnés par un mécanisme qui anime des statues, assez grandes pour les voir depuis le sol, sortant d'une porte pour retourner dans l'horloge par une autre de l'autre côté du cadran. Elles font plusieurs passages, avec cette saccade que seule une mécanique ancienne et datée peut créer. Sur la place il y a un marché essentiellement alimentaire, où des stands de restauration prennent le relais pour servir le déjeuner. Certaines, comme les langos, sont fort appétissantes, mais nous n'avons pas encore faim d'une part, et Guillaume porte depuis ce matin notre pique-nique d'autre part. Nous reprenons notre chemin, et nous arrêtons le temps d'un cliché près d'une haute fontaine, aux couleurs vives et dorées. Toute jolie qu'elle soit, nous la laissons derrière nous.

Il peut être utile de rappeler ici que Nuremberg est connue pour ses fontaines et ses églises. C'est donc sans surprise que nous arrivons à l'église Saint Sebald. Elle nous sert de décor le temps de notre pique-nique, sur un banc de pierre en compagnie de quelques guêpes avides de restes que d'autres touristes ont laissés avant nous. Une maquette de bonne taille de la ville siège devant l'église et nous permet d'aviser le chemin parcouru depuis ce matin.

Nous sommes vaillants et prenons le chemin en pente qui monte jusqu'au château de la ville. Il y a beaucoup de touristes, en plus des invités d'un mariage, et de membres nombreux d'une équipe de télévision. Il y a une file d'attente pour prendre les tickets et visiter le château, aussi nous renonçons et prenons un autre chemin pour rejoindre la ville. Nous passons dans une rue bordées de maisons médiévales ; elles donnent beaucoup de cachet au lieu, avec les couleurs vives de leur renovation et leurs poutres apparentes. Nous empruntons un petit pont en bois pour retraverser la rivière Pegnitz et terminer notre petite balade devant une énième fontaine, toute aussi intrigante que la première sculpture que nous avions vue le matin.

C'est encore le tout début de l'après-midi mais nous sommes fatigués, sans oublier la petite nuit de Yuna, dont les baillements derrière son masque lui confère un aspect de poisson-chat. Aussi nous décidons de retourner au logement ; nous prenons l'automobile pour compléter le réservoir de carburant en prévision du trajet retour le lendemain. Nous retournons au supermarché REWE déjà visité la veille, pour refaire des achats aussi indispensables qu'une glace au chocolat vegan pour notre goûter.

Nous ressortons un peu plus tard pour la dernière activité de la journée : un planétarium. Guillaume adore se rendre dans des planétariums. Laetitia avait initialement prévu l'observation du soleil au télescope, mais celle-ci a été annulé à cause de la crise sanitaire. Le planétarium de Nuremberg fait 18 mètres de diamètre, ce qui en fait le plus grand de Bavière. La première partie retrace l'observation des étoiles par les grecs et les romains, dont l'imagination permettaient de voir des animaux et des héros mythologiques en connectant quelques étoiles. La seconde partie s'attache à la recherche de vie extra-terrestre via le prisme de la détection d'exo-planètes - des planètes extérieures à notre système solaire. L'expérience se déroule en allemand et si nous ne comprenons pas ce qui est expliqué, la magie opère néanmoins et nous plongeons, corps et âme, dans les étoiles et l'espace infini.

samedi 18 juillet 2020

Nüremberg, jour 1 - Faber-Castell et Kongresshalle

Notre voyage bonus commence la veille. Nous avons pour l'occasion une compagne de voyage : Yuna, la filleule de Laetitia. Nous prenons la route à 16h00 pour 5h30 de trajet alternant entre des portions de route sèches et des zones de pluie, de plus en plus nombreuse à mesure que nous progressons. Nous pique-niquons sur une aire d'autoroute où il y a surtout des camions ; il n'y a pas beaucoup de voyageurs un jeudi soir. La plupart des gens ne portent pas de masques, pour autant nous ne nous relâchons pas et prenons nos précautions. Nous trouvons le logement sans autre difficulté que la pluie mentionnée précédemment, la nuit qui accompagne notre arrivée tardive et des zones de travaux qui mettent à mal l'optimisme de notre GPS. Nous sommes ravis de l'appartement où nous logerons ces prochains jours, tant par son emplacement que par sa taille. Nous sommes épuisés et après une bonne douche et un brin de toilette nous nous effondrons dans nos couchages respectifs. Guillaume, épuisé par ces derniers jours et la route, s'abandonne dans un concert de ronflements ; Laetitia n'est pas le bon public et le lui fait savoir.

Nous nous réveillons le lendemain matin aux aurores, habitude oblige. À 7h30 nous sommes prêts pour notre petit-déjeuner ! Guillaume a pour l'occasion préparé un riz "qui rend heureux" selon ses propres dires. Il s'agit en fait d'une recette de petit-déjeuner indien, le semiya upma, adaptée avec du riz depuis qu'il n'a plus les vermicelles adéquates. Il en est malheureusement déçu car il est bien moins bon qu'à son habitude, la faute probablement au riz pré-cuit l'avant-veille pour simplifier la préparation ce matin. Les naans, des pains indiens, que Laetitia a préparé sont délicieux et complètent ce premier repas. Nous nous habillons et prenons l'automobile pour aller faire quelques emplettes dans un supermarché REWE pour les pique-niques à venir. Nous en profitons aussi pour nous arrêter dans une "pain d'épicerie" Fraunholz pour acheter un paquet de chaque variété de pain d'épices que la boutique propose : nature, sucre et chocolat.

Nous sommes en avance sur notre planning, aussi nous repassons par le logement pour y déposer nos courses - la glacière n'auraient pas maintenu au frais nos produits bien longtemps. Nous reprenons la route pour nous rendre au château Faber-Castell. Initialement, nous voulions visiter l'usine de fabrication, mais en raison de la situation actuelle ce n'est pas possible. Nous nous contentons du crayon géant à l'extérieur, d'une robe faite avec 5000 crayons gris et d'un plafond de crayons de couleur. Nous passons par la boutique avant de repartir pour notre dernière étape de la matinée : Brezen Kolb. Il s'agit d'une chaîne de café et petite restauration où nous achetons quelques bretzels pour notre repas du midi. Nous regagnons le logement sous un ciel qui se dégage petit à petit, puis savourons notre déjeuner tranquillement. Guillaume complète sa nuit avec une courte sieste.

Nous achetons en ligne un billet de métro groupé pour la journée et continuons notre découverte de Nuremberg en prenant le métro. L'entrée la plus proche se situe juste en face de notre logement, de l'autre côté de la rue. Nous terminons notre trajet avec un bus pour arriver au KongressHalle. Nous ne comprenons pas bien si il faut ou non appuyer sur le bouton de demande d'arrêt, car Laetitia a lu sur Internet que les bus font halte à tous les arrêts. Le chauffeur, lui, ne semble pas avoir lu le même site que Laetitia et ratons l'arrêt ; nous ne sommes pas les seuls et par chance nous pouvons descendre à peine plus loin. Nous entreprenons un petit tour du lac avec en fond un bâtiment de taille impressionnante, reliquat d'une époque de grandeur germanique qui se conjugue avec un passé peu glorieux. Nous continuons notre balade le long d'une route très large, constituée de plaques rocheuse et longue de presque deux kilomètres. Elle était prévue pour servir aux rassemblements nazis. Plus loin, nous longeons ce qui était le terrain d’atterrissage des zeppelins. Des panneaux d'information en Allemand et en Anglais, avec photographies d'époque, nous renseignent sur ces vestiges plus ou moins bien conservés. Guillaume trouve certaines formulations en Anglais douteuses et soupçonne une traduction littérale. Néanmoins, nous sommes contents de pouvoir nous instruire. Nous terminons notre balade alors que les nuages continuent de s'effacer au prochain d'un joli ciel bleu. Une petite brise souffle, la température est agréable, c'est un cadre et un temps idéal pour le mariage au bord de l'eau dont nous apercevons les invités et la mariée. Nous retournons vers l'imposant bâtiment en lui-même, pour le visiter.

Nous entrons dans ce qui ressemble à un blockhaus géant, et qui abrite en son sein le centre de documentation nazi. Le nom peut choquer et nous tenons ici à rassurer nos lecteurs : c'est un centre qui documente ce passé important dans l'histoire de la ville de Nuremberg (et hélas du monde) ; en aucun cas il n'est pas pour renseigner et orienter des nazis modernes ! Nous avons un peu de mal à comprendre les options qui s'offrent à nous, mais lorsque nous entendons que la visite dure deux heures, nous préférons ne pas la faire. Dans notre petit groupe, certains ne supportent pas encore bien le masque et ne souhaite pas le porter pendant aussi longtemps. Nous remontons le bâtiment et accédons à une gigantesque cours intérieure. Les travaux sont inachevés dans cette aile, qui prévoyait d'accueillir des gradins pour venir écouter les allocations du führer. C'est grand, vide, jonché de blocs de pierre et d'un sentiment de toute-puissance qui donne froid dans le dos.

Métro, bus, et maintenant nous empruntons le tramway pour nous rendre dans le centre ville et avoir un avant-goût de la visite de demain. Sur le chemin, Laetitia repére une épicerie asiatique et nous nous y arrêtons pour que Guillaume puisse acheter du vin de riz chinois, un ingrédient dont il a besoin pour une recette de châtaignes d'eau. Nous dînons ensuite au Hans Im Glück, un restaurant de burgers que nous aimons tout particulièrement lorsque nous sommes en déplacement en Allemagne. Nous rentrons alors que le ciel se pare de son voile nocturne. Après avoir passé en revue les photographies du jour, nous montrons les derniers articles du blog à Yuna, puis nous nous abandonnons dans les bras de Morphée.

samedi 28 mars 2020

Pas de destination, jour 7 - le séjour

Et voici déjà le dernier jour de nos vacances. Celles-ci auront été riches, pleines de découvertes. Notre vol, s'il n'avait pas été annulé, aurait quitté l'aéroport à 18h00. Cela nous laisserait encore plein de temps pour profiter de l'île de Malte. Nous en aurions profité pour visiter les Trois Cités, où nous avions réservé un tour en voiturette électrique (comme des voiturettes de golf). Ce moyen original de visiter les trois villes -  Senglea, Cospicua et Vittoriosa - et leurs petites ruelles. Bien évidemment, ce ne sera pas pour cette fois.

Après le petit-déjeuner, nous nous installons tranquillement dans le bureau. Laetitia donne une nouvelle chance à un jeu commencé récemment : Horizon Zero Dawn ; et il semble que le charme opère enfin. Pourtant l'histoire semblait plus qu'étrange de prime abord : elle se déroule dans un monde post-apocalyptique peuplés d'humains regroupés en tribus, survivants à l'écart de dangereuses machines de métal. Pendant que Laetitia continue son exploration du monde et de son intrigue, Guillaume sort pour passer à la pharmacie et tenter d'effectuer quelques courses, vu que le week-end (et probablement plus de monde) et le retour au travail approchent. Il prend l'automobile pour ramener des packs d'eau gazeuse, conduit jusqu'au principal magasin d'alimentation. Il s'arrête sur le parking et compte vingt-deux chariots en file indienne devant les portes du magasin ! Il est 8h38, le magasin vient d'ouvrir et il y a déjà vingt-deux chariots (et plus encore de clients) qui patientent. Il passe son chemin, pousse un peu plus loin et va au magasin suivant où seulement onze chariots à la queue-leu-leu encombrent le parking. Il se gare, prend un chariot (il en faut obligatoirement un pour pouvoir entrer) et patiente au soleil. Cela pourrait être pire : il pourrait pleuvoir, les clients pourraient s'énerver, se disputer - il n'en est rien. Guillaume attend un peu plus de quinze minutes avant que son tour ne vienne et qu'il franchisse les portes d'entrée. Le magasin est bien approvisionné et Guillaume, qui n'est pas un habitué, découvre avec plaisir nombre de produits qui atterissent dans le chariot. Pratique, finalement, ce chariot, pour acheter plus que ce qui figure sur la liste de commissions. À la pharmacie, la file d'attente se fait également à l'extérieur mais il n'y a qu'un seul client qui attend quand Guillaume le rejoint. L'intérieur a été ré-agencé, et des meubles délimitent des zones pour que les clients aient le moins de contact possible avec les préparatrices. Guillaume rentre avec ses trésors glanés en courses, Laetitia est ravie. Nous les rangeons puis tirons la pièce du jour, c'est *roulement de tambour* : le séjour. Il s'agit de la plus grande pièce de notre appartement, aussi nous commençons par y remettre un peu d'ordre. Nous décidons de concentrer nos efforts sur deux commodes dont nous projetons de nous séparer depuis des années. Elles sont jolies, esthétiquement, même si leur apparence en imitation wengé convenait mieux à notre ancien séjour décoré dans des déclinaisons de tons chocolat. Notre séjour actuel est plus coloré, mais c'est la conception de ces commodes qui nous embêtent le plus. Leurs tiroirs présentent plusieurs faiblesses, tant au niveau du fond qui se décroche que des rails pour les ouvrir qui coinçent. Nous évoquons différentes pistes pour les remplacer. Laetitia découvre l'incroyable stock de bougies chauffe plat de Guillaume, héritée d'une campagne de jeu de rôles d'il y a plus de vingt ans. Il y a également des bougeoirs, des notices, des piles, du ruban adhésif, des outils et des apéritifs. Quel fourre-tout !



Guillaume s'absente en fin de matinée pour végétaliser une recette d'ema datshi qu'il a visionné plusieurs fois depuis une semaine. L'ema datshi est le deuxième plat favori de Guillaume. C'est un plat traditionnel bhoutanais qui associe piments ("ema"), fromage ("churpi" ou "datshi", variante du paneer indien) avec ail, oignons et tomates. La vidéo de la recette ajoute du cheddar râpé pour compléter le datshi. Ici, point de tout cela:
- le datshi est remplacé par du tofu nature graté, de la levure de bière maltée, des amandes grillées, fumées et râpées, avec de la sauce tamari ; le tout a reposé trente-six heures au réfrigérateur
- le cheddar est remplacé par un substitut de fromage de marque Nature & Moi

Le résultat est à la hauteur de ses attentes et il prévoit de répéter la recette dans un avenir proche, tant que son stock de faux-mage le lui permettra. Après le déjeuner, nous reprenons nos fouilles archéologiques et y passons tout l'après midi.

Quelques voisins lancent de la musique et des applaudissements deux minutes avant 20h00. Nous attendons l'heure précise pour ouvrir la fenêtre et nous joindre à eux. Dans une résidence voisine du quartier, quelqu'un a placé un très gros haut-parleur derrière un brise-vu. Il diffuse de la musique tellement fort que nous voyons son voisin à l'étage en dessous sortir et échanger quelques regards incrédules avec nous. Nous lui faisons signe que le mélomane qui souhaite divertir le quartier est à l'étage supérieur. Son tonitruant voisin coupe temporairement le son, puis reprend, visiblement équipé d'un microphone, avec des "youhou", "trililili" et autres sons aussi forts que cette personne est bête et sans considération - ni pour ses voisins, ni pour le personnel de santé qu'il s'agit de remercier. Son quart d'heure de gloire prend fin. Tandis que Guillaume s'isole pour méditer au calme, Laetitia, qui a déjà atteint son objectif de nombre de pas quotidien, en profite pour continuer sa partie d'Horizon : Zero Dawn.

vendredi 27 mars 2020

Pas de destination, jour 6 - les toilettes

Nous allons commencer par l'hyppogeum que nous avons réservé des mois à l'avance, puis nous irons à Marsaxlokk, une petite ville qui abrite le plus grand port de pêches de Malte et ses pittoresques embarcations traditionnelles. Nous terminerons par un tour dans les baies avoisinantes, où nous pourrons faire de belles photos. Beau programme. C'est ce que nous aurions fait aujourd'hui si nous étions à Malte, mais nous sommes toujours confinés à domicile (comme vous peut-être).

Après le petit-déjeuner nous tirons au hasard, avec le logiciel écrit par Guillaume, une pièce à ranger et nettoyer, ainsi qu'une activité. Le tirage nous est favorable car le programme nous invite à nous occuper des toilettes. Quelle chance, ça sera rapide ! L'activité sélectionnée ravit Guillaume, qui va pouvoir continuer son aventure à Octopath Travelers - il a vaincu le Seigneur des Runes et compte bien se mesurer à la Guerrière d'ici la fin de notre semaine de congé. Nous passons toutefois la matinée dans le bureau ; Guillaume numérise et récupère des documents, Laetitia cherche sa prochaine aventure vidéoludique. Même si plusieurs des jeux proposés en ligne sont attrayants, il y a toujours quelque chose qui leur manque. Elle essaie Tomb Raider, Nights of Azure, Lego Worlds et n'a toujours pas trouvé la perle rare. Nous terminons notre pizza au déjeuner, quel régal ! L'après-midi nous (enfin surtout Guillaume) nous attelons à rendre les toilettes étincelantes, même les murs carrelés ont droit à un bon nettoyage. Guillaume passe la fin de l'après-midi à préparer un bon petit plat indien, un curry de patates, aubergines et tomates nommé aloo baigan burtha. À défaut de s'être approvisionné en produits frais, il essaie les bocaux achetés à ALDI. C'est loin d'être le meilleur aloo baigan burtha qu'il a cuisiné, mais le goût y est. Laetitia, de son côté, reprend son exploration du séjour en quête d'atteindre son objectif de pas quotidien. Après le dîner, Guillaume se love dans le canapé, casque sur les oreilles, et arpente le continent de son jeu, pendant que Laetitia teste successivement Wild Arms 3 et The Guided Fate Paradox, toujours sans coup de coeur.

jeudi 26 mars 2020

Pas de destination, jour 5 - repos

Après le programme chargé d'hier, nous optons pour une journée plus reposante. Nous pourrions aller nous balader au port, mais surtout ne pas manquer le planétarium de l'île ! Hélas, il n'en est rien, nous sommes toujours confinés. Quoi que... la journée promet d'être tout de même reposante.

Aujourd'hui, nous décidons de ne pas tirer au hasard de pièce à nettoyer ! Nous ne décidons pas pour autant de nous retrousser les manches... nous avons un autre projet ;-)

Après le petit-déjeuner, nous finissons le dessin animé commencé la veille, "Kiki La Petite Sorcière". Nous sommes encore enchantés par la beauté des dessins et passons un très bon moment. C'est appréciable de suivre une histoire qui fait fi du rythme habituel que l'on retrouve dans la plupart des œuvres hollywoodiennes. Une belle histoire sans antagoniste fait du bien au moral. Nous allons en cuisine pour notre projet du jour. Nous préparons une pâte à pizza grâce à la machine à pain ; dès que l'appareil chauffe, la pâte commence à sentir bon. Après un long temps de repos pour laisser la pâte gonfler, nous pouvons enfin la garnir avant de la passer au four. Inutile de préciser que nous nous sommes régalés !

En début d'après-midi, nous demandons au logiciel de Guillaume quelle activité il nous propose. Il s'agit cette fois d'un jeu de plateau : "Pursuit of Hapiness". Même si la mécanique de base est celle d'un jeu de placement d'ouvriers, nous nous amusons une nouvelle fois à choisir les actions qui nous plaisent. Ainsi, Laetitia finit la partie comme ancien baron de la drogue (sic), qui a eu un alligator comme animal de compagnie, un mari et plusieurs voyages à son actif. De son côté, Guillaume rêve d'une relation avec la jolie Victoria, opte pour une courte carrière dans l'ingénierie aérospatiale, mais très bien payé. Son personnage s'investit dans plusieurs activités pour conserver une excellente santé, qu'il n'aura malheureusement pas le temps de mener à leurs termes. Après cette pause ludique, Laetitia fait un tour (puis un autre, puis un autre) du séjour, tandis que Guillaume retourne en cuisine pour préparer une sauce maison pour des pâtes à venir. À la suite du dîner, Guillaume va faire sa méditation et Laetitia reprend l'aventure Ninjago. Après avoir applaudi les personnels de santé, Laetitia termine son jeu vidéo tandis que Guillaume s'acquitte de quelques tâches administratives. Nous gagnons le lit, où Guillaume finit son premier livre des vacances avant d'éteindre la lumière sur cette journée.

mercredi 25 mars 2020

Pas de destination, jour 4 - la chambre

Nous nous réveillons et sitôt étirés, notre regard porte par la fenêtre sur le beau ciel bleu. La journée sera belle. Laetitia demande ce que nous souhaitons faire aujourd'hui. Nous nous décidons pour visiter trois lieux différents, que nous allons rallier en bus avec notre passe commandé sur Internet à l'avance. Nous planifions d'aller à Blu Groto, la magnifique grotte bleue au Sud-Ouest de l'île, puis aux temples mégalithiques. Si le temps nous le permet, nous souhaitons faire halte au parc Playmobil - cela rappellera son enfance à Guillaume !

De tout ceci, notre réalité ne partage que le beau ciel bleu. Nous cédons à notre routine matinale, ouvrons tous les volet roulants et prenons notre petit-déjeuner assis l'un en face de l'autre dans la cuisine. Guillaume tire la pièce où nous officierons aujourd'hui : ce sera la chambre. Ni plus ni moins qu'une répétition de la veille, en plus petit : nous avons deux jolies armoires bleues que nous allons vider sur le lit, nettoyer puis trier leur contenu avant de le ranger.

Il est encore tôt, il fait froid dehors et Guillaume s'active à ranger son armoire... la fenêtre ouverte ! Il la ferme et passe le relais à Laetitia à 9h30, pour une visio-conférence avec une de ses anciennes élèves qui a lancé sa propre entreprise. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps, emploi du temps chargé oblige, c'est l'occasion de faire le point sur l'avancée du projet, des recrutements, des dossiers déposés.

Nous finissons le rangement de la chambre avant le déjeuner ; le lit accueille les tabourets et le petit meuble de rangement en osier, la pièce est prête à être lavée. Laetitia tire du congélateur un délicieux chili cuisiné le mois dernier, tandis que Guillaume termine le balti préparé quelques jours plus tôt. Une fois notre repas terminé, nous passons la lingette nettoyante dans la chambre. Il fait si beau et bon au soleil que nous décidons de sortir en courses un jour plus tôt que prévu.

Avant de partir, nous frappons au domicile de notre voisine de pallier, pour savoir si elle a besoin de quoi que ce soit. Elle nous remercie et nous explique qu'elle est allée en courses la veille. Elle nous dit également qu'elle a attendu 55 minutes avant d'entrer dans le magasin. Nous nous retenons d'échanger un regard mais nous savons tous les deux qu'il est hors de question d'attendre si longtemps pour effectuer nos courses. Main dans la main (pas question de se distancier socialement vue que nous vivons et dormons ensemble !), un sac de courses dans l'autre, nous marchons jusqu'au principal magasin d'alimentation du quartier. Effectivement, il y a la queue. Une dizaine de clients attendent avec leur chariot de courses, les uns derrière les autres, à deux mètres de distance, sur le parking quasi-vide. Nous nous rabattons sur un autre magasin, tout proche et moins achalandé. Si une affiche à l'entrée précise les mêmes règles sanitaires que pour l'autre, il n'y a personne pour y veiller. Nous entrons, tout va bien, il n'y a pas foule. Personne ne se parle. Quelques regards échangés dans le silence suffisent pour s'entendre sur qui va changer de rayon pour ne pas se croiser dans les allées. Nous trouvons la plupart des produits de notre liste de courses, néanmoins certains (vinaigre blanc, conserves de tomates en morceaux, farine) sont en rupture de stock. Nous regagons notre logement, rangeons nos commissions et ressortons pour nous rendre à un autre magasin, spécialisé en produits orientaux. C'est une excellente idée car ils ont un bel étal de produits frais (notamment des piments que Guillaume désespère de trouver pour faire un plat bhoutanais), des épices non moulues (que Guillaume recherche pour des plats indiens) et de la farine (pour Laetitia qui préparera une pizza demain). Les prix sont un peu élevés mais nous avons la satisfaction d'avoir presque complété notre liste d'achats. Nous regagnons notre domicile en passant par un petit parc, traversons une aire de jeux vide ; l'ambiance silencieuse contraste avec la journée ensoleillée et le fond de l'air frais qui invitent à en profiter. Laetitia questionne Guillaume sur la couleur du ciel ; celui-ci admet qu'il s'agit d'un "bleu 04", tellement le vent l'a nettoyé de la pollution. Nous passons devant une clinique vétérinaire où bêtes et humains, deux par deux, attendent leur tour. Depuis le début du confinement, nous découvrons que nombre de nos voisins ont un chien à promener... à se demander s'ils ne s'en sont pas procuré un dans le seul but de justifier des sorties répétées.

Guillaume profite de l'après-midi pour enfin continuer sa partie d'Octopath Travelers pendant que Laetitia continue de se balader dans le séjour. Lorsque la soirée vient, nous nous attablons puis après le repas commençons le visionnage d'une autre oeuvre du studio Ghibli : "Kiki La Petite Sorcière". Toutefois, la fatigue de Guillaume ne nous permet pas d'aller jusqu'au bout. Il lui faut encore rattraper son déficit de sommeil accumulé pendant les mois passés. Nous préférons aller nous coucher pour bien nous reposer à la place ; nous aurons l'occasion de continuer ce dessin animé demain.

mardi 24 mars 2020

Pas de destination, jour 3 - le couloir

Aujourd'hui, direction Gozo, petite voisine de l'île principale. Nous avions loué des quads et espérions pouvoir en faire le tour de en une seule journée. Nous avons noté les directions jusqu'au ferry et... ce n'est pas parti ! Fermer les yeux et imaginer le bruit des vagues ne suffit manifestement pas pour se retrouver à Malte.













Après le petit-déjeuner nous tirons au sort une pièce de notre appartement à ranger. Il s'agit du couloir ; ce n'est pas une pièce à proprement parler, mais il dispose de deux grandes armoires encastrées qui requièrent notre attention. Nous les vidons et faisons un grand tri. Autant nous avons besoin de conserver les papiers classés dans le bureau, autant nous n'avons probablement pas besoin de conserver une vingtaine d'emballages cartonnés pour expédier des cadeaux quelques fois par an. Même si une petite voix nous répète "parce qu'on ne sait jamais !", nous élaguons notre stock, à tel point que nous pouvons archiver des livres que nous ne relirons pas dans les prochains mois. L'autre armoire contient du linge. Laetitia se documente sur Internet, puis entame des pliages à la mode Marie Kondo. Nous nous amusons bien, voyageons dans le passé ("oh, regarde ce que j'ai retrouvé !") et parvenons même à libérer une étagère complète. Après le déjeuner, Guillaume lit quelques pages puis s'assoupit le temps d'une courte sieste. Laetitia explore les tréfonds de son jeu vidéo, pour dénicher les briques dorées, personnages et quêtes annexes cachés. La fin de l'après midi approche, avec nos petits rituels : un peu de marche (en intérieur !) pour Laetitia et méditation pour Guillaume. Ce soir, nous décidons de regarder un classique de l'animation japonaise, que nous n'avons toujours pas visionné : Mon Voisin Totoro. À 20h00, nous applaudissons à la fenêtre et constatons avec soulagement que nos voisins sont toujours là.

lundi 23 mars 2020

Pas de destination, jour 2 - encore le bureau

Imaginons-nous à Malte. Après le tour Game of Thrones effectué hier, nous projetons de nous rendre à La Valette, capitale de Malte, pour une journée plus reposante. Laetitia nous a préparé deux itinéraires à pieds : le premier longe les remparts, le second s'enfonce dans les ruelles de la ville dorée.

Et comme hier, nous avons fait tout autre chose ! Suite au jeu de taquin géant de la veille, nous circulons difficilement dans le bureau... à vrai dire seule Laetitia accède au bureau. Aussi, nous nous retroussons les manches pour décaler notre unique meuble de rangement, un KALLAX d'Ikea, dont chacune des seize alcôves est remplie, de classeurs, de dossiers, de livres, de boîtes. Nous ne devons le pousser que sur 120 centimètres, toutefois nous en profitons pour le vider entièrement, le nettoyer et faire un peu de tri. Une fois déplacé, nous retrouverons un espace plus ouvert et agréable, où tout un chacun pourra circuler à son aise. Nous tirons au sort l'activité du jour avec le logiciel écrit par Guillaume la veille. Ce dernier jouera à Octopath Travelers. Il s'agit d'un jeu de rôles sur console dans la plus pure tradition japonaise des années 90 - c'est à dire avec beaucoup de personnages, d'intrigues et de rebondissements. Le rangement et le tri prennent un long moment, d'autant que Guillaume s'absente pour cuisiner du tofu et fenugrec Karahi. Laetitia en profite pour terminer le puzzle qu'elle a commencé au tout début des vacances, avant que les magasins en ligne ne restreignent les livraisons des articles non essentiels. Une fois le travail terminé dans le bureau, nous confectionnons un pain aux olives vertes en prévision du souper. Sa bonne odeur embaume notre appartement, et l'heure du repas arrive avant même que Guillaume n'ait pu jouer. Ce n'est que partie remise. Comme tous les soirs à 20h00 nous continuons d'applaudir en soutien à toutes les personnes qui sont en première ligne.

dimanche 22 mars 2020

Pas de destination, jour 1 - le bureau

Nous voici enfin en vacances ! Guillaume les attendait depuis plus de sept mois. Nous avions prévu de passer une semaine à Malte afin de prendre un peu le soleil en même temps que du repos. Mais le destin en a décidé autrement, en nous invitant à rester chez nous, afin d'éviter tout contact avec d'autres humains. Un virus extrêmement contagieux - et mortel pour certains d'entre nous - circule activement depuis décembre et frappe maintenant à nos portes. Après avoir travaillé tous les deux à domicile pendant la semaine, nous établissons une stratégie pour passer tout de même d'agréables vacances.

Aujourd'hui, nous devions faire un tour de l'île de Malte, guidé par un ancien figurant de la série de Game of Thrones. En effet, plusieurs scènes de la première saison de la série ont été tournée à Malte.

En lieu et place de ce programme, Guillaume développe un petit logiciel informatique pour choisir nos activités ; cela l'intéresse beaucoup et, aussi étonnant que cela puisse paraître, il soutient que ça le détend. Pendant ce temps, Laetitia poursuit l'aventure vidéoludique de Ninjago : Le Flim : Le Jeu Vidéo (oui, c'est son titre). Guillaume s'éclipse en cuisine pour préparer un balti de lentilles aux émincés de blé et soja. Au moment de passer à table, il ouvre une bouteille de kéfir de fruits qui a fermenté plus longtemps qu'à l'accoutumée. Par précaution, il reste en cuisine, au dessus de l'évier, car la pression accumulée pourrait bien faire jaillir un peu de liquide. Guillaume fait jouer la fermeture mécanique du bouchon et CATASTROPHE ! Quelle sage décision que de rester dans la cuisine ! La moitié de la bouteille jaillit avant que Guillaume ne parvienne à la refermer. La trop forte pression a répandu le liquide sur la fenêtre, le plan de travail et bien évidemment le sol. Avant de se remettre au travail en cuisine, Guillaume a l'occasion d'éponger plus de kéfir de fruits. Après avoir préparé un tarkari de légumes (un curry de tradition népalaise), Guillaume rejoint Laetitia pour déplacer des meubles d'une pièce à l'autre, comme si notre appartement était un gigantesque jeu de taquin. Nous passons la soirée tranquillement, profitant du nouvel agencement de notre pièce bureau. Nous l'interrompons quelques instants, à 20h00, pour applaudir à notre fenêtre et témoigner de notre reconnaissance aux personnels de santé qui, non loin d'ici, dans les hôpitaux, s'affairent à sauver des vies. Nous ne sommes pas les seuls et si ce geste n'a qu'une valeur symbolique, il montre à quel point, dans notre quartier du moins, nous nous soucions de la situation.

lundi 19 août 2019

Japon 4, Jour 19 - entre Sky tree et Artnia

Voici déjà notre dernier jour à Tōkyō ; c'est également notre dernière journée de visite pour ce séjour au Japon. Nous prévoyons un programme léger pour retourner de bonne heure au ryokan, faire nos valises et nous coucher de bonne heure. Patrick et Jonathan se joignent à nous aujourd'hui, après le petit-déjeuner que nous prenons de notre côté. Nous faisons un premier arrêt à la Tōkyō Sky Tree. Jonathan nous informe à ce moment qu'il aimerait bien, si possible, passer dans une boutique officielle des Jeux Olympiques de Tōkyō 2020. Par chance, il y en a une dans les commerces de Sky Town, la zone commerciale qui s'étend au pied de la tour. Comme nous arrivons en avance - peu de magasins ouvrent avant 10h00 au Japon - nous en profitons pour faire un petit tour à l'extérieur. La tour, avec ses 634 mètres, donne le vertige vue d'en bas, plus encore avec les quelques nuages qui défilent rapidement sur fond de ciel bleu.

Après avoir été à la boutique des Jeux Olympiques, nous allons dans un Pokémon Center. Au moment de rentrer, il est encore tôt et nous pouvons circuler facilement. En revanche, pour en sortir c'est une autre histoire tant il y a de personnes présentes. Ce sont les vacances scolaires, il y a beaucoup d'enfants avec leurs parents. Le temps s'est couvert, à cause de la tempête tropicale Krosa, qui pourtant est loin. Nous avançons sous le couvert des avancées des restaurants et magasins, puis sous celui de nos parapluies. Nous allons jusqu'au magasin Ghibli, le quatrième de notre séjour, où nous sommes assez seuls. C'est une grande boutique, il y a beaucoup d'articles, malheureusement l'artbook du Voyage De Chihiro que Laurent recherche, et pour lequel il nous a confié de la monnaie, est épuisé. Patrick et Jonathan craquent pour la peluche d'un Chat-bus, mais qui y résisterait ?

Le temps file à grande vitesse et nous prenons la direction de notre seconde destination : le carrefour de Shibuya et les sushis du restaurant Uobei. L'idée est d'arriver peu avant ou à midi, pour ne pas avoir à faire la queue. Nous montons sur le toit du bâtiment Magnet by Shibuya 109, malheureusement l’accès à la terrasse d'observation est devenu payant depuis l'an passé, aussi nous préférons nous en abstenir. Après le déjeuner, nous nous rendons à la mairie de Shinjuku et montons à l'observatoire au quarante-cinquième étage. Nous observons le paysage urbain, ponctué de touches de verdure ici et là, probablement autour des nombreux temples et sanctuaires qui subsistent dans la métropole. Le grand parc Yoyogi et le sanctuaire Meji-jingu sont très visibles, comme une forêt perdue dans une coulée de béton gris. La brume et les nuages ne laissent voir guère plus ou plus loin. L'an passé, il y avait une boutique temporaire avec des produits de plusieurs préfectures, à la façon des Antenna Shops de Nihonbashi. Cette année, il y a un piano à queue où se succèdent des musiciens plus ou moins jeunes, et plus ou moins amateurs. Un pianiste portant le chapeau joue un entraînant blues et mérite amplement les applaudissements qu'il reçoit.

Le groupe se rend à Artnia, la boutique de Square Enix située à côté des locaux de la société, où Guillaume tient absolument à passer. Il espère y dénicher des articles en lien avec le jeu vidéo Octopath Traveler, notamment sa bande originale. Malheureusement, alors que l'année dernière l'offre était pléthorique au moment de la sortie du jeu, il ne reste plus grand chose : il y a un porte-clés et deux CD d'arrangement des musiques du jeu. La boutique fait également café et sert des douceurs sucrées ; nous en profitons pour prendre le dessert, à côté de trois amies venues fêtées ici l'anniversaire de l'une d'entre elles.

Il est bientôt 16h30, aussi nous préférons ne pas repasser par le logement retrouver les autres, et allons directement à Yamashiroya, tandis que Patrick et Jonathan retourne au restaurant chercher le parapluie qu'ils ont oublié et qui appartient à notre hôte. Yamashiroya est un magasin qui concentre les articles de plusieurs boutiques à licence en un seul endroit. Nous découvrons tout un tas de produits dérivés, à la façon de Character Street, ainsi que des miniatures d'automobiles et des maquettes. Non seulement il y a des maquettes de véhicules et de bâtiments militaires existants, mais également des maquettes de véhicules issus d'animés japonais. L'effet "seulement au Japon" se produit lorsque nous découvrons qu'il y a des maquettes de lycéennes et étudiantes, à assembler et peindre, en uniforme ou en culotte ; c'est au choix, les deux versions sont dans la boîte. Le reste du groupe se retrouve au magasin, mais nous les quittons peu après pour nous rendre dans un autre magasin, le Don Quijote d'Asakusa, non loin du ryokan. Nous y achetons les derniers souvenirs, notamment ceux qui auraient fondu si nous les avions pris plus tôt pendant notre séjour. Nous nous retrouvons tous au ryokan pour notre dernier repas en commun au Japon.

Il ne reste plus qu'à faire les valises, bien plus tard que ce que nous avions prévu, et à nous reposer avant la longue journée du trajet retour qui nous attend le lendemain.

dimanche 18 août 2019

Japon 4, Jour 18 - Tokyo et Nihonbashi

Nouveau jour, nouveau quartier !

D'une part, Guillaume souhaite s'offrir un bento, une boîte à multiples compartiments que les Japonais utilisent pour transporter leur déjeuner ; d'autre part, il avait il y a quelques jours feuilleté une brochure touristique et montré son intérêt pour le quartier de Nihonbashi. Aussi, nous partons tranquillement vers la magnifique gare de Tōkyō, dans l'idée de commencer notre visite par son sous-sol et plus particulièrement par Character Street. Cette allée commerçante en sous-sol abrite de multiples enseignes dédiées à des personnages et licences connus, de Snoopy à Gundam, en passant par Rilakkuma, Doraemon et bien sûr Hello kitty, Ghibli et Pokémon. Le nombre de produits dérivés que l'on découvre est impressionnant. Il existe tant de personnages différents... et tant d'objets à leur effigie ! Pour autant, nous parvenons à ressortir de Character Street sans avoir fait le moindre achat.

Nous sortons du bâtiment de la gare et le contournons pour rejoindre, à pieds, l'immeuble du centre commercial Marunouchi. Comme dans la quasi-totalité d'entre eux au Japon, des étages sont dédiés à la restauration ; Laetitia a réservé une surprise pour Guillaume en l'emmenant dans un autre restaurant de l'enseigne Kua'aina. Nous ne sommes pas souvent au Japon, nous sommes ravis de profiter de ces sandwichs et burgers aux relents du Pacifique. Il est bientôt midi et la faim se fait sentir, d'autant que notre petit-déjeuner est plus que lointain... nous n'en avons pas pris ! Une fois notre délicieux déjeuner consommé, nous observons quelques instants la gare de Tōkyō au travers des grandes baies vitrées du bâtiment. Un homme parle dans un micro et en le cherchant du regard nous découvrons, deux étages plus bas dans le patio, une zone aménagée avec des installations sportives. Plusieurs jeunes hommes s'échauffent, une mère et ses deux enfants du public s'installent sur des chaises longues les uns à côté des autres, la tension monte. Un des sportifs, encouragé par celui qui tient le micro (bruyamment) et le public (timidement) court et saute, sans autre appareil que son propre corps, par dessus la mère et ses deux enfants. Les cobayes retournent gonfler le public qui grandit peu à peu, et d'autres athlètes se joignent au premier pour exécuter une chorégraphie de parkour en musique. 

Nous allons vers le magasin Loft pour voir leur sélection de bento. Guillaume n'est pas convaincu par leur offre. Nous poursuivons au Tokyu Hands qui se situe dans le centre commercial Daimaru à l'intérieur de la gare de Tōkyō. Le choix de bento y est pléthorique et Guillaume prend le temps d'étudier chacun des modèles, de les comparer à ses critères d'utilisation. Il en sélectionne quelques uns, en discute avec Laetitia, pour finalement n'en prendre aucun. Il n'est pas déçu, et au contraire très content d'avoir découvert des versions avancées à côté du plus traditionnel bento en bois.

Nous prenons le chemin de notre seconde destination du jour : le quartier Nihonbashi, situé tout à côté de celui de Tōkyō. Laetitia nous emmène voir, dans le sous-sol d'un immeuble, une fresque peinte sur un long rouleau qui représente le quartier, sa vie, son activité durant la période Edo ; cette fresque contient 400 personnes et des dizaines d'animaux, dont un singe que nous n'avons pas réussi à localiser. Nous remontons en surface et nous rendons dans un premier Antenna Shop, un magasin qui vend des produits spécifique à une autre préfecture, ici des îles Bonin, loin dans le Pacifique. Nous nous dirigerons ensuite vers le sanctuaire Fukutoku. C'est toujours aussi surprenant de trouver ces écrins de verdure au milieu des grands immeubles, qui plus est ici au milieu d'immeubles si hauts. Le lieu est en excellent état et il y a beaucoup de monde.

  

Nous ne nous attardons pas et continuons notre chemin d'un Antenna Shop à l'autre, découvrant plein d'aliments et de préparations typiques que nous n'avons pas encore rencontrés. Comme dans presque toutes les civilisations, l'alcool représente une part non négligeable des produits locaux ; Japon oblige, le reste consiste surtout en poissons, algues et sauces. Nous ne parvenons pas à déchiffrer la plupart des étiquettes, aussi Guillaume demande de l'aide en caisse. Dommage, le curry de pêches n'est pas végétalien.

Il nous reste encore un peu de temps pour la dernière attraction sur notre liste : la tour de Tōkyō. Nous arrivons sans soucis et sommes contents de pouvoir l'observer peu avant le crépuscule, avec la pleine lune et le panorama urbain en toile de fond. Nous rentrons dans son pied et y découvrons de longue file d'attente, aussi nous nous rabattons sur un micro-musée où nous apprenons qu'une balle de baseball mystérieuse, exposée ici, a secoué le Japon des années auparavant. À l'occasion de travaux sur l'antenne de la tour, les ouvriers ont découvert une balle de baseball à l'intérieur d'un pylône. Les journaux en ont fait leur première page et ont mis le public à contribution pour émettre des hypothèses, des plus sérieuses aux plus farfelues, quant à la raison de la présence de cette balle mystérieuse. Avant de quitter la tour, nous apercevons une personne qui porte le costume de l'une des deux mascottes du lieu. Celle que nous voyons est une espèce de cône anthropomorphique rose, portant une salopette bleu, un pansement sur la tête ; du sang semble dégouliner de ses yeux et de son pansement, ce qui ne choque personne, pas même les petits enfants. Plus tard, nous rechercherons ce qu'est cette mascotte et apprendrons qu'il s'agit un des deux Noppon Brothers. Vu que les Japonais aiment bien thématiser les lieux (la tour s'était parée de vert pour la première de The Matrix: Reloaded) et leurs mascottes, peut-être est-ce lié au jeu d'horreur sous forme de parcours sombre au sous-sol de la tour. Nous faisons un petit tour dans la boutique One Piece présente sur place puis nous prenons le chemin du retour, non sans prendre des clichés de la tour illuminée, maintenant qu'il fait nuit.

  

jeudi 15 août 2019

Japon 4, Jour 17 - chacun de son côté

Aujourd'hui nous partons chacun de notre côté, car nous n'avons pas réussi à obtenir sept places pour la visite du musée Ghibli à la même heure. Les places partaient vite et nous ne pouvions acheter que six places au maximum.

Laetitia part avec Magali vers 9h00 en direction de Mitaka. Elle pense qu'elle va pouvoir faire un petit tour dans le parc avant de rejoindre le musée à midi. Seulement lorsqu'elles arrivent sur place, il pleut, fort ! Laetitia repère l'enseigne d'un magasin Muji - l'alter ego d'Ikea au japon - en face de la gare et propose de s'y mettre à l'abri. Bien entendu, il est bien trop tôt et c'est fermé. La plupart des magasins n'ouvrent qu'à 10h00 ou 11h00 au Japon. Elles retournent vers la gare et visitent un magasin Daiso en face duquel se trouve une échoppe qui vend du thé.

Guillaume part pour la rue culinaire d'Asakusa : Kappa-bashi. Cette rue est aussi appelée kitchenware district, car ses magasins offrent tout ce qu'un particulier ou un professionnel peut souhaite, de la vaisselle, aux couteaux, en passant par les répliques de plats en cire et les baguettes en bois par lot de 1000. Guillume s'y rend afin de trouver un joli santoku - le couteau multifonctions japonais - pour un ami, et pourquoi pas s'offrir un nouveau couteau par la même occasion. Sans hésitation, il va à Kamaasa et retrouve la vendeuse francophone qui nous avait accueilli il y a quatre ans. Il prend un magnifique santoku pour son ami et un nakiri pour lui-même. Guillaume continue son chemin dans une seconde boutique, spécialisée en vaisselle et y déniche un magnifique service à saké. Il s'empresse de fuir la boutique et la rue pour ne pas craquer. Il dépose ses achats et se dirige vers le nouveau bâtiment tokyoïte de son employeur pour déjeuner avec un collègue.

Laetitia et Magali ne sont plus sous l'averse et elles se dirigent vers le parc Inokashira pour manger des dangos avant de rejoindre le musée Ghibli qui borde ce large espace vert. Elles arrivent vers 11h30 et se mettent avec une demi-heure d'avance dans la queue, car n'ayant rien d'autre à faire avant la visite. Elles ont la bonne surprise de se voir admise au musée en avance ! Elles La première étape est de déposer les affaires dans le locker. Puis ensuite la visite peut commencer.

Une fois que Guillaume a terminé son repas et sa conversation au vingt-sixième étage du nouveau bâtiment, avec une vue imprenable sur la métropole, il se dirige également vers le musée Ghibli. Il doit retrouver les autres membres du groupe pour une séance à 16h00. En passant dans le parc il entend une dame faire chanter des bols, à la façon des bols tibétains, et s'arrête un court instant pour l'écouter. Guillaume se renseigne auprès d'une personne qui accompagne celle qui fait vibrer ces énormes bols blancs et apprend qu'il s'agit d'une méthode de soins proche de l'acupuncture, qui semble faire usage des vibrations de ces bols. Guillaume remercie les deux personnes, s'excuse de ne pouvoir être présent fin août à la séance découverte à l'école de soin à Tōkyō et se hâte de rejoindre le musée. Comme pour Laetitia et Magali, ils peuvent tous les cinq entrer un peu en avance et la visite peut commencer.

Première étape : le cinéma. Malheureusement pour nous, il s'agit du même court-métrage que l'an passé. Nous espérons ne pas retrouver la cuisine dans l'exposition temporaire. Ouf, il s'agit maintenant d'une exposition sur le choix des couleurs, pour rendre les effets de mouvement, de vitesse, de pluie, etc... Il y a même une vidéo qui montre la mise en couleur d'un dessin sur film transparent, pour être intégré sur un fond dans l'animé. La main du peintre est très précise, c'est impressionnant pour qui s'est déjà essayé à colorier, crayonner ou peindre. Le reste du musée est toujours aussi joli et tous sont enchantés par cette visite. En revanche, nous ne nous voyons pas y revenir tant que le court-métrage projeté n'a pas été renouvelé.

Après avoir visité l'intégralité du musée, Guillaume part de son côté à Shibuya, pour dîner au Uobei, notre restaurant de sushis préféré à Tōkyō.

Pendant l'après midi, Magali et Laetitia s'arrêtent près d'Harajuku pour manger une crêpe et visiter les divers étages du centre commercial La Forêt. Avant de rejoindre tout le monde au karaoké, elles font encore une halte dans la grande et historique papeterie de Shinjuku : Sekaido. Lorsqu'elles arrivent au karaoké, elles attendent un long moment et le personnel ne semble absolument pas s'y connaître en anglais. La facturation est à la demi-heure et, voyant les prix, Laetitia préfère renoncer. Elle rentre seule au ryokan, sans aucun soucis, pour y retrouver Guillaume qui arrive un peu plus tard, une salvatrice bouteille d'eau fraîche à la main.

mercredi 14 août 2019

Japon 4, Jour 16 - Odaiba

La nuit fut bien meilleure. En effet, la climatisation a été poussée à son maximum et cela se ressent dans les chambres. Il y fait frais lorsque nous y pénétrons et notre sommeil est bien plus reposant. Laetitia se couvre même d'une couverture ; Guillaume pas. Aujourd'hui, nous n'avons pas mis de réveil sachant que la plupart des lieux ouvrent vers 11h00. Il s'agit aussi de notre première journée sans JR pass, aussi nous prenons plaisir à marcher vers la station de métro la plus proche et achetons un ticket pour Shimbashi. Nous sortons de la station et prenons la direction de l'immense horloge Ghibli. Nous changeons de moyen de transport - ou presque - et empruntons un train monté sur roues de la ligne Yurikamome pour accéder à l'île d'Odaiba. Nous descendons à Daiba, et rendons visite à la petite statue de la liberté qui y trône. À cette heure, le groupe n'a toujours pas pris son petit-déjeuner et les ventres commencent, pour certains, à gargouiller. Nous nous décidons pour une boulangerie pâtisserie qui sert du sucré et du salé dans son salon de consommation. Laetitia se régale avec un petit pain fourré avec du poulet et de la mozarella ainsi qu'un escargot à la pomme. Guillaume se rabat sur un pain présenté comme une baguette, qui n'a le goût ni de l'un, ni de l'autre ; cela ressemble plus à un pain décongelé passé au four. Heureusement, le jus d'orange pressé et l'expresso sont réussis, eux.
Nous marchons jusqu'au Gundam Unicorn, robot héro de la série éponyme, ici représenté à sa taille réelle. Il n'est pas encore 11h00 et nous sommes un peu surpris de voir autant de monde qui le photogrphie et le surveille, attendant qu'il bouge. Nous faisons un petit tour dans la boutique de la licence Gundam et en ressortant nous constatons que la foule a doublé en taille, aussi nous nous joignons à elle. Quelques secondes plus tard, le Gundam s'anime timidement, faisant coulisser des panneaux ici et là, illuminant d'autres parties, tandis qu'une voix en japonais retentit, le tout en 3 minutes. Après l'animation nous avons la possibilité de passer entre ses jambes, pour le voir d'encore plus près, ce que nous faisons. Rien n'indique que ce soit un robot garçon ou fille. Le groupe se divise et nous nous rendons au Sona Area, le centre de prévention des séismes avec Patrick et Jonathan.
Nous passons un excellent moment à découvrir comment sont gérés les séismes, ce qu'il faut faire pour survivre pendant les soixante-douze premières heures et plus généralement nous en apprenons plus sur les conditions sismiques au Japon. Il y a des séismes tous les jours, de faible intensité, à cause des plaques asiatique, philippine et pacifique qui se chevauchent juste sous Tōkyō. Il y a un cycle sur plusieurs centaines d'années de séismes de plus en plus violents, ce qui libère l'énergie accumulée ; nous sommes en ce moment dans une phase d'intensification et la capitale nipponne se prépare - d'où ce centre - à un séisme d'envergure d'ici 2050.
Nous rejoignons Magali, Jérôme et Laurent au centre commercial Venus Fort afin d'acheter des pass de soixante-douze heures pour le métro de Tokyo. Les stations de métro forment un maillage plus serré que les gares JR ; ce sera plus rapide pour nous déplacer au plus proche de nos destinations. Il est 14h00 et l'idée de déjeuner séduit tout le monde, aussi Guillaume propose avec insistance (et raison !) d'aller se restaurer à Kua'aina Burger, une chaîne de restaurants hawaïenne que nous affectionnons tout particulièrement. Lorsque nous arrivons, nous sommes surpris de voir une longue file d'attente, qui se prolonge en dehors du restaurant. Nous la rejoignons avant même de décider si nous restons ou non. Le (seul bon) choix est fait de rester. Après de longue minutes à attendre, passées à éplucher le menu, nous pouvons enfin déguster nos burgers et sandwiches à l'avocat, accompagnés de bières hawaïennes.
Le groupe se sépare à nouveau après le déjeuner. Nous retournons avec Patrick et Jonathan au venus Fort, et les laissons à notre arrivée. Guillaume a repéré deux enseignes en traversant le rez-de-chaussée plus tôt, et souhaite y retourner. Une fois quelques souvenirs et cadeaux achetés, nous nous rendons dans le grand showroom de Toyota situé à Palette Town, nom du lieu qui englobe le Venus Fort et quelques bâtiments environnants. Le showroom abrite un événement au rez-de-chaussée, qui concentre l'attention et le nombre de visiteurs. Toyota expose ici des modèles de série classiques, des automobiles à vocation sportive, des engins de compétition, des véhicules de toute dernière génération - dont la Mirai que nous avions aperçu en Californie à la fin de l'été dernier - et enfin des prototypes. Ceux-ci sont des études quant à la mobilité personnelle et de groupe pour les années à venir. Il y a également d'alléchants simulateurs de conduite automobile, montés sur verins, face à trois écrans large ; malheureusement, il y a quarante minutes d'attente, aussi Guillaume renonce.
  
L'heure avançant, nous rejoignons tout le monde à la fontaine du Venus Fort et nous prenons tout doucement la direction du teamLab lanets. Le soleil s'approche de l'horizon la luminosité qui irradie la baie de Tōkyō est magnifique. Lorsque nous arrivons sur place, la file de ceux qui ont un billet pour une entrée entre 17h30 et 18h00 est en train de s'avancer dans le bâtiment. Nous rejoignons une autre file, pour les entrées entre 18h00 et 18h30. Le groupe tente de se ravitailler en eau, mais les distributeurs de boissons voisins sont tous vides. À 18h00, nous sommes invités à entrer à notre tour. Nous visionnons une vidéo explicative, qui nous informe que l'intégralité de l'attraction se fait pieds nus et que nous aurons de l'eau jusqu'aux genoux. Nous nous déchaussons, laissons nos affaires dans un casier. Magali emprunte un short mis à disposition par le teamLab, car certaines salles ont un miroir pour sol, et personne ne veut exhiber sa petite culottes quand tout le monde alentour prend des photographies.
Nous passons tout d'abord dans un long couloir sombre ponctué de faible éclairages bleus au niveau du sol. Nous gravissons ensuite une paroi râpeuse où l'eau d'une cascade ruisselle sur nos pieds. Depuis que nous sommes entrés, nous sentons une forte odeur de chlore ; nous pensons qu'il s'agit d'un moyen artistique de désinfecter les milliers de pieds qui foulent le sol du teamLab. Dans la salle suivante, nous nous voyons offrir des serviettes pour nous sécher et nous continuons dans une salle où le sol est tout mou. La progression est difficile, même en rampant ; quelle rigolade ! Lorsque nous ressortons nous parcourons un couloir très sombre, qui ressemble au tout premier à la différence que la couleur rouge remplace la bleu. Nous marchons sur des surfaces aux textures différentes, plus ou moins molles ; nous les explorons avec nos pieds. Les murs aussi sont revêtus d'un textile particulièrement doux.
Nous entrons ensuite dans ce qui s'avérera être la salle préférée de Laetitia. Des rampes de diodes électro-luminescentes sont suspendues au plafond et se réflètent au sol, au plafond et aux murs qui sont composés de dalles miroirs. Cela donne une impression d'infinité à ces guirlandes. L'effet est incroyablement prenant et enchanteur. La lumière change régulièrement, et crée des effets indescriptibles. Avec la musique qui nous enveloppe, Magali, Jérôme et Guillaume ont l'impression d'être dans Interstellar. Nous nous rendrons compte plus tard que nous avons oublié d'utiliser l'application mobile teamLab qu'il nous était conseiller d'installer à notre entrée.
Une autre salle magnifique succède à celle-ci et nous plongeons dans l'eau jusqu'aux genoux. C'est très agréable, il y a des courants frais et d'autres chauds. Des projecteurs au plafond donnent l'illusion que cette eau est peuplée de poissons et de fleurs avec lesquelles nous pouvons interagir. Une petite salle attenante offre un autre spectacle visuel, où des formes psychédéliques s'animent sur un mur. Nous passons de longues minutes dans ces lieux à nous délasser et à profiter de la magie de l'attraction.
La salle suivante change de couleur toutes les quelques secondes, et est remplie d'énorme ballons avec lesquels nous ne manquons pas de nous amuser. Nous arrivons déjà dans la dernière salle où plusieurs personnes sont couchées au sol et observent des fleurs et des étoiles en mouvement, projetées sur le plafond en forme de dôme, comme dans un planétarium. Ici aussi, la musique se joint aux images pour créer une atmosphère toute particulière. Lorsque nous marchons, nous avons l'impression que le sol se redresse dans la moitié de la salle et qu'il plonge dans l'autre moitié.
  
Enfin, lorsque nous ressortons de notre bulle d'art et retrouvons l'extérieur il fait nuit. Laetitia propose de retourner vers Daiba pour observer le panorama urbain de Tōkyō. En regardant en direction du Rainbow Bridge, nous apercevons plusieurs bateaux, et sur l'un d'eux trois personnes allument la lampe de leur téléphone. Nous entendons des voix qui les hellent et remarquons qu'au dessus de nous, une vingtaine d'autres font de même. L'un et l'autre groupe communiquent en criant en Japonais, la scène est comique. Pris en tenaille, nous résistons à la française : Guillaume commence à chanter "il était un petit navire", bientôt rejoint par le reste du groupe. Nous reprenons notre balade le long de la jetée puis décidons d'aller acheter un casse-croûte pour dîner tous ensemble sur la jetée.
En discutant du trajet retour, Jonathan demande des précisions quant au showroom Sony à Ginza. Laetitia vérifie en ligne et trouve un Sony Park ouvert jusqu'à minuit trente. Guillaume pense que c'est le bâtiment qui était en construction en 2015, à tord car il s'avère finalement qu'il s'agit... d'un parc ! On y trouve un très bel aquarium avec un requin, et beaucoup, beaucoup d'autres poissons, trop de poissons. La patte Sony est présente, avec un walkman géant exposé au milieu d'un petit jardin.

mardi 13 août 2019

Japon 4, Jour 15 - Trains, sauce soja et miniature

Nous passons une nouvelle nuit durant laquelle nous avons eu bien trop chaud, malgré les efforts de notre hôte pour abaisser la température des chambres. Nous nous réveillons vers 5h30 et ne parvenons pas à nous rendormir, aussi nous nous levons et listons tous les trajets qui nous attendent aujourd'hui. La journée va être tranquille car nous passerons l'essentiel de celle-ci dans des trains. Après la petite marche jusqu'à la gare de Ueno, ponctuée d'un arrêt pour acheter un petit-déjeuner, nous montons dans notre premier train. Nous changeons de compagnie ferroviaire et prenons un train de la ligne Tobu jusqu'à Nodashi.

Lorsque nous arrivons à Nodashi, nous sommes accueillis par des panneaux et affiches arborant le dessin d'une petite fille habillée et formée comme la bouteille de sauce soja de Kikkoman ; nous sommes au bon endroit. En sortant de la gare et en levant un tout petit peu la tête nous voyons l'usine Kikkoman ; il n'y a vraiment plus aucun doute ! Nous parcourons les quelques centaine de mètres qui nous sépare de l'entrée, située juste après un nouveau panneau indiquant bienvenue en anglais. Nous arrivons au poste d’accueil où l'on nous fait comprendre qu'il faut remplir un papier, tout en japonais. L'anglais du garde est très pauvre et nous mettons les informations que nous comprenons qu'il demande, cochant l'une ou l'autre case, un peu au hasard. Nous prenons le papier rempli, et avançons en suivant les instructions d'un autre gardien qui nous indique la route pour le musée. Nous passons sur un joli petit pont qui a été déplacé avec l'usine lorsqu'elle a été relocalisée et entrons dans le musée.

À l'entrée du musée, nous tendons notre papier au gardien mais cela ne l'intéresse pas. Il ne parle pas un mot d'anglais, néanmoins il nous met la vidéo sur le premier écran en anglais. Cette vidéo explique à partir de quoi la sauce soja est faite : du soja, du blé, du sel et de l'eau. Lorsque nous montons à l'étage nous découvrons les grandes cuves dans lesquelles la traditionnelle sauce soja gyogura, à destination du palais impérial, fermente. Nous ne le comprenons pas immédiatement, mais ces cuves contiennent le vrai produit en cours de transformation. Le momoji est en train de s'y former, et arrivera à maturation après un an. Nous terminons pas l'imposante presse qui permet d'extraire la sauce soja.

Une fois le tour terminé nous nous dirigeons vers l'usine que nous espérons pouvoir visiter, malheureusement on nous apprend qu'il n'y a pas de tour en anglais. Le personnel est très gentil et nous installent tous les deux dans une salle de projection pour que nous regardions le film d'introduction à la visite, en anglais. Ce film retrace l'histoire de la sauce soja Kikkoman, de ses débuts à son expansion mondiale. Nous terminons par un petit tour dans la boutique et déjà nous nous remettons en train.

Le trajet est long et nous en profitons pour nous assoupir dans les trains, comme les usagés japonais. Lorsque nous arrivons à Tobu World Square, le ciel est très gris et nuageux, nous craignons qu'il ne pleuve, ce qui serait mal venu alors que la totalité de ce qu'il y a à voir est en extérieur. Nous payons nos entrées en présentant le coupon de réduction trouvé sur leur site et entrons dans un monde à l'échelle 1/25 ème. Il y a de très nombreux monuments célèbres, autant du Japon que du reste du monde. Les réalisations sont très jolies et ce qui nous impressionne le plus est la taille (au sens de la coupe, l'entretien) des arbres. Ici, point de plastique, mais de vrais petits arbres ; l'effet est saisissant, tout particulièrement pour les temples, sanctuaires et pagodes qui sont souvent logés dans un écrin de verdure. Il y a une petite centaine de miniatures, bien que ce mot ne sied pas toujours à la grandeur des maquettes, comme celles de la cité interdite à Pékin et de la basilique Saint Pierre et sa place. Nous finissons par la partie représentant les monuments anciens au Japon ; nous sommes ravis d'en reconnaître certains que nous avons vus plus tôt pendant notre séjour.

  

Le trajet était long, le tarif élevé, mais nous avons adoré cette sortie. Ce sera la dernière aussi loin de Tōkyō, car notre JR Pass arrive à expiration. Nous avons beaucoup apprécié notre journée, différente des autres tant par son rythme que par les visites effectuées. Nous reprenons trois trains et regagnons, peu après 20h00, notre logement.

lundi 12 août 2019

Japon 4, Jour 14 - Vers le Fuji

Magali ayant eu des informations par rapport à des feux d'artifices tirés à Tōkyō ce soir, nous décidons de faire une journée courte pour nous assurer de rentrer à temps pour les voir. Nous irons à proximité du célèbre mont Fuji, plus précisément dans les environs Gotemba. La nuit a été difficile pour tout le monde, tant il fait chaud dans les chambres ; c'est plutôt fatigués et avec peu d'entrain que nous nous mettons en route. Nous marchons d'un pas pressé jusqu'à la gare de Ueno pour prendre notre premier train de la journée. Nous changeons à son terminus pour un autre, qui nous amène à Gotemba, à environ cinquante kilomètres du mont Fuji. À cette heure beaucoup de monde voyage et la gare est tellement chargée que du personnel est en charge de faire circuler les passagers de façon optimale. Nous laissons passer le flot de voyageurs et passons en derniers. Nous remarquons de nombreux jeunes gens portant des tee shirts rouges avec le mot "guide" écrit en jaune ; de loin, deux jeunes guides nous saluent. Il y a des tables réunies en stand d'information improvisé, et la personne qui est derrière est là pour aider les touristes, comme nous, à leur arrivée à Gotemba. Nous lui demandons des renseignements pour faire un balade dans les alentours, en lui expliquant que nous comptons visiter les grottes situées dans une ville voisine. Magali demande s'il y a un lac autour duquel balader, et la personne nous indique un large point d'eau sur la carte. Régulièrement, elle nous recommande de prendre un bus lorsque nous lui indiquons que nous allons nous rendre à tel ou tel endroit. Nous repérons également le Peace Park, qui abrite un stūpa. Nous nous mettons en route et voyons, au loin, le haut du stūpa du Peace Park. Nous avançons à bon rythme, mais comme nous sommes en ville, certains préfèrent faire un détour par un chemin plus vert, pour rejoindre le lac, puis le Peace Park. C'est une très mauvaise idée et le groupe subit un double échec critique. Le lac s'avère être un bête plan d'eau, possiblement un bassin de rétention - nous ne le saurons pas car sitôt en vue, le groupe décide de se mettre en route vers le parc. Logiciel de carte en main, notre guide nous rapproche du parc, mais pas de son entrée - nous ne pouvons y accéder et finissons par rebrousser chemin. La triple déception nous frappe lorsque nous arrivons près de l'entrée du Peace Park, que la majorité du groupe renonce à y aller faute de temps et passablement dégoûtée de la longue marche déjà effectuée, et que nous découvrons que nous étions initialement sur le bon chemin. En effet, si nous n'avions pas tourné pour aller au plan d'eau, nous serions arrivés au Peace Park en moins de dix minutes. Ces aléas nous auront coûté deux heures, ainsi que l'opportunité d'aller, plus tard, déjeuner ou dîner végétalien tout en buvant des bières artisanales locales.

Nous sommes déçus, mais nous avons une autre adresse pour déjeuner : un bâtiment bleu. Avec cette seule indication, nous trouvons le restaurant indien que mentionnait la guide à Gotemba. Même s'il nous semble curieux de manger indien au Japon, ce changement fait du bien et nous nous régalons. Guillaume demande la version la plus pimentée qui soit, s'en régale, et demande au serveur si ce sont bien des chana dal dans le curry de lentilles ; c'est bien le cas, et les deux sont ravis. Guillaume est très satisfait de retrouver, comme il le dit, la cuisine de chez lui.

De retour à la gare, deux jeunes guides abordent Guillaume et Laurent, mais nous devons poliment les éconduire pour vérifier à quelle heure le train part. Vérification faite, nous avons quelques dizaines de minutes, et les deux compères reviennent devant la gare, pour le plus grand bonheur des deux jeunes filles. Guillaume et Laurent se voient offrir un thé vert glacé, très appréciable, et font connaissance avec le groupe de guides et une personne plus âgée que nous prenons pour leur enseignante. Guillaume et Laurent expliquent d'où ils viennent, ce qu'ils ont visité, remplissent un questionnaire à l'intention des visiteurs, et découvrent que Gotemba accueillera des épreuves de cyclisme lors des Jeux Olympiques l'été prochain. L'attroupement des guides et des deux voyageurs se quitte sur une photo de groupe.

Nous reprenons le train pour descendre deux stations plus loin et aller visiter des grottes formées par de la lave du mont Fuji, volcan endormi aujourd'hui. Elles sont à une vingtaine de minutes à pieds de la gare, et nous nous régalons du paysage qu'offrent les rizières caressée par le vent, sur fond de montagnes. Lorsque nous arrivons à destination, nous sommes très agréablement surpris par l'air frais qui remonte de la grotte ; celle-ci est à 13°C, été comme hiver. Nous suivons les flèches et entrons. Le sol est étrange ; en effet, il n'est pas lisse et pourtant il est tout à fait solide. Il fait très humide dans la grotte et Guillaume ne manque pas de prendre l'une ou l'autre goutte à des endroits stratégiques le faisant sursauter, ou se plaindre de façon très virile (ou pas). Cette grotte a été utilisée par différentes branches du shintoïsme, le Shugendō (l'ascèse par la vie dans la montagne) et le Fujiko (la vénération du mont Fuji). Cette dernière mention nous rappelle un groupe qui, à Hiroshima, souhaitait que nous prions avec eux la montagne. 

Faute de temps, nous ne pouvons pas rester et devons commencer à nous mettre en chemin. Nous prenons, un premier train, puis un shikansen, puis encore deux trains pour arriver à proximité du stade d'ou sont lancés les feux. Nous nous arrêtons dans un kombini pour acheter de quoi manger et espérons pouvoir nous poser dans un parc pour profiter de la soirée. Nous sommes pris dans un énorme flot de circulation humaine, que la police tokyoïte fait avancer à grand peine, et contournons le parc où nous souhaitions nous installer car celui-ci est bloqué. Nous finissons par finir le tour et nous restons debout devant un hôpital en nous demandant ce que nous allons faire. Pour l'heure, personne ne nous dit rien et comme il ne reste que trente minutes nous décidons d'attendre ici. Lorsque le feu d'artifice s'apprête à commencer, la police nous invite une nouvelle fois à nous remettre en marche. Nous avançons de quelques mètres et les premières explosions apparaissent dans le ciel. Nous sommes ravis de constater que notre place n'est pas si mal, après tout. Toutefois, après trente minutes de spectacle, on nous demande à nouveau de nous déplacer et nous traversons simplement la route pour un autre lieu légèrement moins bien.

Une partie du groupe décide de rentrer plus tôt, craignant que la foule n'envahisse tous les trains disponibles pour rentrer. Nous devons effectuer un changement à Akihabara et en profitons pour faire un tour du quartier électronique de la capitale, nous disant que de nuit il devait être encore plus emblématique. Nous avons raison et nous en profitons pour faire un détour par le café Eorzéa, du nom du monde du jeu Final Fantasy XIV ; nous souhaitions réserver une table dans les prochains jours et malheureusement il est complet. Nous demandons s'il est toutefois possible de prendre une petite photo ; les mots "france", "baguette" et peut-être nos sourires nous octroit quelques clichés rapides. Laetitia et ceux qui ne sont pas rester jusqu'à la fin du feu d'artifice regagnent le logement.

Guillaume, quant à lui, n'est pas intéressé par ces deux d'artifice. Il est resté dans le shinkansen jusqu'à Ueno, et en profite pour tester un restaurant plutôt onéreux mais ô combien délicieux, à Asakusa. Il s'y régale, règle la note, remercie l'équipe au complet et rentre, le sourire du végétalien satisfait aux lèvres.

dimanche 11 août 2019

Japon 4, Jour 13 - Asakusa

Nous profitons des lits de Nagoya pour prolonger notre repos avant de prendre la direction de Tōkyō. N'ayant pas consulter les horaires nous arrivons très en avance à la gare et décidons d'en profiter pour reserver nos places. Nous sommes tous installés côté couloir, l'un derrière les autres, dans deux voitures séparées. Au moins nous avons des places réservées. Sur le trajet, la brume ne nous permet pas de voir le mont Fuji. Nous arrivons vers 13h30 à notre ryokan et patientons dans la rue jusqu'à 14h00 pour faire le check-in. Monsieur Kenechi ouvre la porte et nous explique que nous pouvions déjà entrer. Avec son épouse Fusako, il nous accueille et nous donne diverses informations sur le fonctionnement du ryokan.

Une fois installés, nous accompagnons Kenechi dans le quartier, où il nous indique diverses bonnes adresses, boutiques ou restaurants. Il nous laisse devant une enseigne de la chaîne Tendon & Tempura, où Guillaume prend plaisir à goûter des tendons de légumes. Il était temps, notre petit-déjeuner nous paraît si lointain. Nous traversons ensuite le quartier d'Asakusa, où nous avançons doucement à cause de la foule. Laetitia reconnaît les lieux et emmène le groupe acheter un melon pan, mangé dans la rue.

Nous arrivons devant le temple Sensō-ji, où il y a beaucoup de touristes. Nous continuons notre balade vers la rivière Sumida pour passer rapidement dans un temple dédiés aux chats, que Guillaume avait repéré dans le livres que sa mère nous a offert sur les lieux insolites de Tōkyō. Le chemin est long et même si l'endroit est plutôt cocasse, Laetitia regrette de ne pas avoir préféré une visite du huitième étage de l'office du tourisme.

Nous reprenons le chemin du logement, non sans nous arrêter au magasin Daiso de la tour Rox. Nous rentrons nous doucher, avant de ressortir peu après 19h00 avec notre hôte. Il nous guide jusqu'à un restaurant où il explique les détails du régime alimentaire de Guillaume au chef en cuisine. C'est un izakaya, donc très étriqué et où il fait très chaud. Notre groupe de sept (Thomas et Sophie ne nous ont pas encore rejoint) ne tient pas sur une table, aussi trois d'entre nous mangent au comptoir. Les portions sont généreuses, les plats réussis et nous nous régalons tous, à l'exception de Laurent dont le plat fortement pimenté lui gâche le repas. Il ne nous reste plus qu'à tester la nuit dans notre nouveau logement, en espérant que la climatisation qui soufflait faiblement à notre départ ait pu rafraîchir les chambres en bois et tatamis typiques. Et en espérant que les futons offrent un meilleur couchage qu'à Kyoto.

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